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| Dalaï-lama | ||
Emblème du Tibet | ||
Titulaire actuel Tenzin Gyatso (14 dalaï-lama) depuis le (86 ans, 4 mois et 8 jours) | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Premier titulaire | Gendun Drub (1 dalaï-lama) | |
| Résidence officielle | Dharamsala | |
| Rémunération | Aucune | |
| Site internet | http://www.dalailama.com | |
| Liste des dalaï-lamas | ||
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La lignée des dalaï-lamas (ou du Dalaï-Lama) est la plus importante lignée de réincarnation (tulkou) postulée dans le bouddhisme tibétain et dans l'histoire du Tibet.
Reconnu par ses fidèles comme une émanation du bodhisattva de la compassion, le dalaï-lama, outre son autorité spirituelle, a exercé le pouvoir temporel à la tête du gouvernement tibétain de la période Ganden Phodrang (1642-1959) mis en place par le 5 dalaï-lama au sein d'une théocratie.
En 1952, après la signature de l'accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, le 14 dalaï-lama, Tenzin Gyatso, prend des initiatives pour créer une société démocratique, en nommant un comité de réformes.
L'exode tibétain de 1959 rassemble environ 100 000 Tibétains qui suivent le dalaï-lama dans un exil en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil, qu'il dirige et démocratise jusqu'en , date de sa retraite politique qu'un amendement constitutionnel du Parlement tibétain en exil autorise.
Pour lui, le rôle politique des dalaï-lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie.
En , il annonce des discussions pour qu'un nouveau chef spirituel des Tibétains soit choisi de son vivant. La réunion est reportée à la suite de la mort de Kathok Getse Rinpoché.

Dromtönpa est considéré comme l'une des pré-incarnations des dalaï-lamas, il fut prophétisé par le Bouddha dans le Tantra de Manjushri. "A la fin d'un cycle de 500 ans apparaitra au nord, au Pays des Neiges, un laïc qui sera source d'immenses bienfaits pour la tradition de l' Eveil [...] il construira un monastère sur un site nommé La Corne (Réting)."
Les dalaï-lamas sont généralement considérés comme les réincarnations successives du premier, cependant, selon le 14 dalaï-lama, ce n'est pas le cas de l'ensemble des quatorze personnes reconnues.
Le 1 dalaï-lama fonde dans la région de Tsang, autour du Tashilhunpo, la base d'un pouvoir soutenu par la population.
Le 2 dalaï-lama est amené au Tashilhunpo où il reste jusqu'à l'âge de 16-17 ans avant de partir étudier à Lhassa où il devient l'abbé du monastère de Drépung. Sa renommée s'étend à Lhassa et au Tibet central. Il se rend au Tibet du Sud où il construit le monastère de Chorgyal. C'est là qu'il définit le système d'identification des dalaï-lamas sur la base de visions à percevoir dans le lac de Palden Lhamo, système qui se perpétue jusqu'au 14 dalaï-lama. À la fin de son règne, sa popularité s'étend du Tibet central au Kongpo et au Dagpo, deux régions du Tibet du sud. Cette augmentation de popularité ouvre la voie au 3 dalaï-lama qui se rend en Mongolie où il convertit les Mongols au bouddhisme.
Sonam Gyatso, alors abbé de Drépung est le premier à recevoir, le , du Mongol dzoungar Altan Khan le titre de dalaï-lama, et son équivalent tibétain de Gyatso sera alors donné à toute la lignée. Il n'a pas encore de pouvoir autre que spirituel (voir aussi Relations entre le Tibet et la Mongolie). Si son rôle est alors limité au Tibet, il devient tout de même le maître spirituel de l'Empire mongol, réunissant par Altan Khan Dzoungars, Khalkhas et Tchakhars.
Mongol, il est le petit-fils d'Altan Khan. Son tuteur Lobsang Chökyi Gyaltsen est le premier à porter le titre de panchen-lama.
En 1642, Lobsang Gyatso, connu sous le nom de « le Grand Cinquième », est proclamé souverain du Tibet par Güshi Khan, chef des Mongols qoshots basés dans le Kokonor (Qinghai) et ayant conquis le Tsaïdam et le Tibet septentrional. Sous son règne, les dalaï-lamas reçoivent le pouvoir temporel sur le Tibet. Ils deviennent, avec les régents, les chefs du gouvernement tibétain. Lhassa devient la capitale du Tibet et le Potala est construit pour devenir la résidence du dalaï-lama et le siège de son gouvernement. Selon Roland Barreaux, le règne du 5 dalaï-lama a pour résultat l'unification du Tibet en une nation. Son pouvoir politique indépendant s'étend à toutes les anciennes provinces tibétaines, y compris le Kham et l'Amdo. Le régent Sangye Gyatso cacha sa mort pendant 14 ans aux Tibétains, aux princes mongols du Khanat qoshot (gouverné alors par Dalaï Khan (1668 ? 1697)) et à l'empereur de Chine (alors Kangxi (1661 ? 1722)), lequel ne le pardonna ni au régent, ni au Tibet.
Intronisé fin 1697 au palais du Potala, il montre une indifférence à l'égard de ses devoirs religieux au point de renoncer à ses v?ux monastiques mais pas à ses fonctions temporelles qu'il assume en 1702. Son attitude est cause de scandale. Lkhazang Khan, qui souhaite se défaire de ce dalaï-lama, le fait conduire en Chine en 1706. Officiellement, il meurt en route. Lhazang Khan installe un dalaï-lama de son choix au Potala, mais entre-temps, les religieux ont découvert dans le Kham un enfant qui est désigné comme véritable réincarnation. L'Empereur Kangxi avait des doutes sur l'authenticité du 6 dalaï-lama. Malgré cela, il décide non pas de remettre en question l'institution des réincarnations mais de l'utiliser à son avantage en raison de son influence sur les sociétés tibétaines et mongoles, mettant les trülkus à son propre service.
En 1717, les Mongols, Dzoungars-Oïrats, tuent Lkhazang Khan et pillent Lhassa (dont le Potala) pour orner leur capitale. Le 7 dalaï-lama est emprisonné. Il est remis en place par les Mandchous en , quelques mois après que ceux-ci aient repris Lhassa aux Dzoungars.
En 1756, le 7 dalaï-lama se retire du monde. Il meurt l'année suivante. L'exercice du pouvoir est assuré de 1757 à 1777 par le 6 Demo Tulku, Ngawang Jampel Deleg Gyatsho, nommé régent du Tibet par l'empereur Qianlong en attendant la majorité du prochain dalaï-lama. C'est le début d'un système bien établi où chaque régent sera obligatoirement un tulkou.

Il n'exerce jamais véritablement le pouvoir. Celui-ci est exercé par le régent Tshemoling I de 1777 à 1786, puis par le régent Kundeling I de 1789 à 1810.
Il meurt à l'âge de 9 ans. Le régent, Kundeling I, assure l'exercice du pouvoir de 1789 à 1810, suivi de Demo II de 1811 à 1819.
Mort à 21 ans, il ne règne pas, le régent, Demo II, assurant l'exercice du pouvoir de 1811 à 1819, suivi de Tsemoling II de 1819 à 1844.
Mort à 17 ans, il ne règne pas, le pouvoir restant aux mains des régents Reting I de 1845 à 1862, puis Shatra de 1862 à 1864.
Il règne de 1873 à 1875, à la suite du régent Ditru qui exerce le pouvoir de 1864 à 1872.
Intronisé en 1879, il règne de 1895 à 1933, à la suite du régent Demo III qui exerce le pouvoir de 1886 à 1895. Vers 1898 (certaines sources donnent 1920), il abolit la peine de mort, sauf en cas de haute trahison. En 1904, il fuit en Mongolie puis dans l'Amdo devant l'irruption d'une force expéditionnaire britannique, avant de retrouver son trône en 1909 à la suite des accords passés par la Chine avec la Grande-Bretagne. En 1910, il fuit à nouveau Lhassa, cette fois-ci pour l'Inde britannique, devant les troupes envoyées par le gouvernement impérial. Il revient en 1913 à la faveur de la chute de l'empire Qing et de l'instauration de la république de Chine.
Proclamant ce qui est diversement interprété comme l'indépendance du Tibet ou la fin de la relation prêtre-protecteur entre le dalaï-lama et l'empereur, il entame une série de réformes visant à moderniser l'administration, la justice, l'enseignement et la médecine. Il crée également une armée tibétaine. Cependant, en 1926, face au mouvement de rejet chez les éléments conservateurs de l'élite tibétaine et aux revendications des jeunes officiers de l'armée, il met un terme à l'ensemble du programme. Le 13 dalaï-lama dirige, de 1912 à 1933, un Tibet indépendant de facto, sans toutefois lui obtenir de reconnaissance internationale (de jure) ni parvenir à en faire un État moderne.
Moine bouddhiste de l'école gelugpa, il est intronisé chef temporel et spirituel des Tibétains le , un mois après le début de l'intervention de l'armée chinoise au Tibet. L'Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, conclu le à Pékin entre des délégués du 14 dalaï-lama et la république populaire de Chine marque le retour du Tibet sous la souveraineté chinoise, alors qu'il connaissait depuis 1912 une indépendance de fait. En 1959, il s'exile en Inde où il crée le gouvernement tibétain en exil qu'il dirige jusqu'en , date de sa retraite politique à la faveur d'une démocratie tibétaine. Vivant actuellement à Dharamsala, il est considéré comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain, et par la plupart des Tibétains comme une émanation de Tchènrézi, le bodhisattva de la compassion. Il plaide pour l'indépendance du Tibet jusqu'en 1973, puis pour ce qu'il appelle l'« autonomie réelle » de l'ensemble du Tibet à l'intérieur de la Chine. Selon le Comité Nobel norvégien et d'autres, il a constamment ?uvré à la résolution du conflit sino-tibétain par la non-violence.
<ref> incorrecte?: aucun texte n'a été fourni pour les références nommées "Chayet"
.« « Lobzang Khan died while escaping northwards. The Zungars imprisoned his Dalai Lama, Yeshi Gyatso. Thus endend the influence of the Khoshot Mongols in Tibet » »