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| Naissance | Paris |
|---|---|
| Nationalités |
libanaise française |
| Activités |
Écrivain, photographe, chroniqueur, journaliste |
| Distinction | Prix Goncourt Des lycéens 2022 Prix Lokman Silm 2024 |
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Sabyl Ghoussoub (en arabe : ???? ????), né à Paris en 1988, est un écrivain, chroniqueur, journaliste, photographe et commissaire d'exposition franco-libanais. Il a publié trois romans dont le dernier, Beyrouth-sur-Seine (éditions Stock), a remporté le Goncourt des lycéens 2022.
Le Prix Lokman Slim lui est décerné à Beyrouth en 2024.
Sabyl Ghoussoub naît en 1988 à Paris, au sein d'une famille chrétienne maronite.
Avant ses 20 ans, il quitte la France pour s'installer au Liban.
Entre 2012 et 2015, Sabyl Ghoussoub est directeur du festival du film Libanais à Beyrouth.
Sabyl Ghoussoub est aussi photographe. Il publie ses images dans divers journaux (The Guardian, Fotografia Magazine?) et expose à Paris, Beyrouth ou encore New-York. En , son exposition de photographies sur la mort vaine, celle de combattants et celle de victimes collatérales, et intitulée Tu peux pas test, est annulée par l'Institut français de Beyrouth car jugée trop politique, à quelques jours de la commémoration du début de la guerre civile libanaise () qui a duré quinze ans et quelques jours après les attentats de Bruxelles. « Tuer, c'est tuer, que ce soit au nom de Dieu, au nom du prolétariat ou au nom de l'humanité. Ce sont, précisément, les crimes commis au nom d'un idéal suprême qui constituent la contradiction interne fondamentale de l'histoire de l'humanité » explique Sabyl Ghoussoub dans le cadre de son exposition.
Il écrit également en tant que journaliste pour différents médias tels que L'Orient-Le jour, Libération, Blind Magazine, Historia, Remue, Les éditions de L'Obsession, L'?il de la Photographie, L'Officiel Levant, Balises, Mashallah News, Konbini Arts, Agenda Culturel.
En 2018, il publie aux éditions de l'Antilope Le Nez juif, l'histoire d'un arabe qui ressemble à un juif et est en quête de son identité.
Entre 2018 et 2019, pendant deux ans, il correspond avec la commissaire d'exposition franco-israélienne Laura Schwartz sur le blog En attendant la guerre hébergé par le site du quotidien Libération.
Il est ensuite commissaire de l'exposition « C'est Beyrouth » présentée du au à l'Institut des Cultures d'Islam de Paris.
En 2020, il obtient la Mention spéciale Prix France-Liban pour son court roman tragi-comique Beyrouth entre parenthèses, paru aux éditions de l'Antilope, dans lequel un artiste raconte son voyage en Israël, pays ennemi.
Sabyl Ghoussoub participe également à l'ouvrage collectif Le Liban n'a pas d'âge 1920-2020 publié aux éditions Bernard Chauveau en .
Entre et , dans le quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour, il a tenu la chronique littéraire intitulée Quoi qu'on en lise.
En 2022, il remporte le Goncourt des lycéens pour son roman Beyrouth-sur-Seine, paru aux éditions Stock. Le livre questionne l'immigration et la famille à travers les réflexions du narrateur à la recherche de son identité qui décide d'interroger ses parents sur leur pays d'origine, le Liban. « Beyrouth-sur-Seine est un récit romancé, drôle, bienveillant, émouvant. Sans comparer, Beyrouth-sur-Seine se situe quelque part entre Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents communistes, le film de Jean-Jacques Zilbermann, et la bande dessinée de Riad Sattouf L'Arabe du futur » écrit le journaliste de France Télévisions Mohamed Berkani. Beyrouth-sur-Seine a notamment été traduit dans de nombreuses langue dont l'arabe, le croate ou l'italien.
En 2023, il devient responsable des éditions spéciales du quotidien L'Orient-Le Jour. Dans le cadre du festival Beyrouth Livres, il est rédacteur en chef de L'Orient des écrivains.
Il obtient le Prix Lokman Slim en 2024.
En 2024, la revue de photographie bilingue (français/anglais) The Eyes l'invite à être rédacteur en chef d'un numéro intitulé « J'exile » autour du lien entre la photographie et l'exil. Ce numéro propose une approche multidimensionnelle de l'exil à travers une sélection de photographes, « quel que soit leur exil et bien qu'ils soient tous différents, les photographes de cette revue partagent ce sentiment d'être loin, d'avoir quitté un chez-soi réel ou fantasmé » explique Sabyl Ghoussoub dans le cadre d'une interview donnée dans la revue.
Il collabore avec le journaliste Bernard Magnier et l'illustratrice Raphaelle Macaron à la création de l'exposition « Ecrire en français. Histoires de langues, voyages de mots » ou l'histoire de 100 autrices et auteurs venu(e)s du monde entier, qui ont toutes et tous choisi la langue française comme moyen d'expression et de transmission. Elle a eu lieu la première fois à L'Alliance Française de Paris et tourne depuis aux quatre coins du monde.
Il expose au Mucem en 2024 des archives de famille et une oeuvre intitulée « Le rocher » en collaboration avec la photographe libanaise Tanya Traboulsi lors de l'exposition « Revenir » curatée par Giulia Fabbiano et Camille Faucourt.
Il tient la chronique « Nos petites guerres » pour le quotidien L'Orient-Le Jour où il raconte les difficultés, les échappatoires et les petites choses qui continuent d'exister au Liban en temps de guerre.
Il est à l'initiative et le porteur du projet « Sur les chemins de la transmission ». Soutenu par l'Institut Français du Liban, l'Université Saint Joseph et la Librairie Stephan, le projet a pour but de faire rencontrer des écrivains qui ont écrit sur la guerre du Liban (1975 - 1990) aux élèves et aux étudiants libanais.
Il vit entre Paris et Beyrouth.