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| Président de l'Académie des sciences morales et politiques Académie des sciences morales et politiques | |
|---|---|
| Président Institut Napoléon | |
| - | |
Marcel Dunan Jacques-Olivier Boudon | |
| Président Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France | |
| - | |
| Directeur d'études École pratique des hautes études | |
| - |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Nom de naissance |
Jean-Claude Fernand Tulard |
| Nationalité |
française |
| Formation |
École normale supérieure Faculté des lettres de Paris (doctorat) |
| Activités |
Historien, professeur d'université |
| Père |
André Tulard |
| Mère |
Hélène Bouissy (d) |
| A travaillé pour |
Université Paris-Sorbonne (- Institut d'études politiques de Paris (- École pratique des hautes études (- Centre national de la recherche scientifique (depuis ) |
|---|---|
| Membre de |
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France (- Académie des sciences morales et politiques () Comité pour l'histoire préfectorale (d) (- |
| Distinctions | Liste détaillée Grand prix Gobert () Prix Georges-Mauguin () Prix Jean-Jacques-Berger () Prix du Mémorial, grand prix littéraire d'Ajaccio () Prix Paul-Marmottan () Prix Pierre-Lafue () Prix Richelieu () Commandeur des Arts et des Lettres? () Prix des ambassadeurs () Commandeur de la Légion d'honneur? () Grand officier de l'ordre national du Mérite ( et ) Chevalier des Palmes académiques Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord |
Jean Tulard, né le à Paris, est un universitaire et historien français. Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de Napoléon I et de l'époque napoléonienne (Directoire, Consulat et Premier Empire), il est surnommé par ses pairs « le maître des études napoléoniennes ».
Il s'est également beaucoup intéressé à l'histoire du cinéma. Il est devenu professeur à la Sorbonne et à Sciences Po ainsi que membre de l'Institut. Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1994.
Jean Tulard est le fils d'André Tulard, ancien sous-directeur de la police générale à la Préfecture de Police de Paris de 1940 à 1943, connu pour avoir créé sur ordre du gouvernement de Vichy un ensemble de fichiers des Juifs de l'ancien département de la Seine dont l'un servira à organiser la rafle du Vélodrome d'Hiver.
Jean Tulard passe son enfance à Albi et se passionne pour le cinéma. Sa mère est d'abord institutrice, puis conservatrice des archives du Musée de la préfecture de police.
Marié à Marie-Josée Fagnot, Jean Tulard a trois enfants : Jacques, Pierre et Florence.
Jean Tulard se destine d'abord à étudier à la faculté de droit et à devenir juge d'instruction, mais un problème d'inscription le fait changer de voie. Il étudie à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, sans toutefois en être diplômé, et est reçu major à l'agrégation d'histoire (1958).
Il est d'abord pensionnaire de la Fondation Thiers, de 1961 à 1964, avant d'être attaché de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), puis directeur d'études à l'École pratique des hautes études en 1965.
En 1967, Michel Fleury crée une nouvelle direction d'études consacrée aux études napoléoniennesà l'École pratique des hautes études où Jean Tulard est élu. Il conservera cette chaire trente-cinq ans, parallèlement à son enseignement à Paris-IV et à Sciences-Po.
Ayant leurs entrées à la préfecture de Police de Paris et à ses archives, ses parents l'encouragent à préparer une thèse de doctorat ès lettres sur l'histoire de l'administration à Paris. Ce sera : Paris et son administration, 1800-1830 en 1976, sous la direction de Michel Fleury.
Jean Tulard a profondément renouvelé l'histoire napoléonienne. À rebours de l'approche de l'école des Annales qui privilégie le temps long aux dépens de l'« histoire-bataille », Jean Tulard intègre de nouveaux champs d'étude : l'histoire de l'administration, les élites « notables » nées de la Révolution française, la propagande napoléonienne et les résistances à l'Empire? Son premier ouvrage porte sur la légende noire de Napoléon, L'Anti-Napoléon, la légende noire de l'Empereur, réédité en 2013 par Folio-Histoire). Dans sa biographie de Napoléon, en 1977, il porte un regard critique sur le Consulat et le Premier Empire.
Il est nommé, en 1981, professeur à l'Université Paris-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques.
Jean Tulard a été président de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, de 1973 à 1977.
De 1974 à 1999, il préside l'Institut Napoléon, puis en est président d'honneur.
Il est membre du conseil d'administration de la Cinémathèque française depuis 2004 et du comité pour l'histoire préfectorale (2012-2018).
Il préside depuis 2012 le conseil scientifique du Figaro Histoire.
Il est membre du centre vendéen de recherches historiques.
Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis le , élu à la section histoire et géographie au fauteuil de Roland Mousnier. Il est président de cette académie en 2005.
Il a été consultant historique du téléfilm Valmy, réalisé par Jean Chérasse et Abel Gance et diffusé en 1967. D'une durée de 208 minutes, cette ?uvre est divisée en trois parties :
En 1989, il est « conseiller historique » du film La Révolution française, réalisé par Robert Enrico et Richard T. Heffron, dans une coproduction française, italienne, allemande, canadienne et britannique. Ce film, selon ses versions, dure de 180 à 360 minutes.
Jean Tulard est membre du Comité de parrainage de l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel de Corse présidé par le réalisateur Magà Ettori depuis 2009.
Jean Tulard est membre du jury du prix des Hussards, créé par Christian Millau.
Il a préfacé, en 2000, l'un des deux catalogues de la vente des « Mémoires de l'époque napoléonienne » du baron Charles d'Huart, bibliophile et romancier belge.
« La vocation de cinéphile de Jean Tulard est née à l'âge de raison dans une ville de province, sous l'Occupation, époque malheureuse pour la patrie mais faste pour les cinéphiles. « Ce que reflète ce Dictionnaire amoureux du cinéma, c'est l'univers d'un cinéphile né avec l'avènement du parlant et qui découvre le cinéma à l'âge de 7 ans à Albi, en zone libre, pendant la guerre. Et notamment, jusqu'en 1942, les films américains de l'époque, tous les films français de cet âge d'or que fut l'entre-deux-guerres, sans oublier les films italiens du temps du fascisme, surtout des péplums. » C'est alors que le jeune garçon, séchant les vêpres un dimanche sur quatre, s'enflamme pour les Justiciers du Far West, Pacific Express, les Conquérants, les Inconnus dans la maison, le Capitaine Fracasse, Salvator Rosa et la Couronne de fer. »
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